Vous cherchez une idee creation entreprise rentable alors lisez ce qui suit car, il s’agit d’un nouveau paradigme qui vous aidera à concevoir les nouveaux business rentables de demain.

Je vous épargne la liste des X meilleurs business rentables. Beaucoup d’articles intéressants le font déjà. Aujourd’hui je voulais vous parler de deux hommes que je suis depuis un moment et dont je ne me lasse jamais d’écouter.

Il est possible que les messages transmis par ces deux conférenciers ne soient pas retranscrit parfaitement. Je vous partage juste ce que j’ai pu en retirer. Je vous invite, par ailleurs, à regarder leurs vidéos attachées en bas de l’article.

Le but de cet article est de vous motiver à penser à une nouvelle manière de concevoir un business.

Gunter Pauli

Photo de Gunter Pauli

Idriss Aberkane

Photo d'Idriss Aberkane

L’économie bleue, un business model au centre d’un cercle vertueux.

« Quand les feuilles tombent des arbres dans une forêt, on n’organise pas de système de ramassage » Idriss Aberkane.

L’économie bleue, inspirée de l’économie circulaire et de la nature, est un modèle crée par Gunter Pauli. Selon ses dires, aujourd’hui nous produisons linéairement. Autrement dit, la plupart des systèmes de productions actuelles sont justes des chaînes qui prennent en entrée les éléments nécessaires pour créer le produit puis en sortie, après consommation, créent un déchet qui la plupart du temps est non recyclé.

L’une des idées derrières l’économie bleue est de corriger la manière dont nous produisons. En l’occurrence, rendre la production linéaire circulaire afin de rendre le déchet un élément d’entrée dans la fabrication d’un nouveau produit.

L’économie bleue, dénicheur de nouvelles possibilités

Ainsi ce nouveau modèle change notre point de vue sur le « déchet ». Il ne s’agit plus d’un élément sans valeur pour tout le monde mais d’un élément nécessaire pour le processus de nouveaux produits. Rappelons que le recyclage en France est loin d’être suffisant. L’objectif du recyclage des déchets domestiques est fixé à 50 % pour 2020. Je vous invite à lire cet article du journal Le Monde pour en savoir plus sur le recyclage. Il s’agit bien ici d’exploiter de nouvelles possibilités qui était jusqu’à présent peu exploitées par les entrepreneurs. Et pourtant…

L’ultra-rentabilité

Actuellement, peu nombreux sont les acteurs qui exploitent ce schéma. L’acquisition de certains déchets est donc gratuite ou parfois même vous serez payé pour débarrasser les producteurs de leurs déchets. Imaginez la marge avec un fournisseur qui vous paye pour le débarrasser de ses déchets. Pour rappel, la marge est le prix de vente moins le prix d’acquisition des matières premières. Vous avez donc une marge qui est égale à votre prix de vente voir supérieur si on vous paye. Dans ce cas, la marge est supérieure ou égale à 100 %.

Gunter Pauli énonce même dans l’une de ses interventions un produit déjà rentabilisé dès ça vente sur le marché (exemple sur la production de Spiruline). Voilà ce que j’appelle les nouveaux business rentables.

L’économie de la connaissance un moteur dans l’économie bleue ?

L’économie de la connaissance est un sujet souvent abordé par Idriss Aberkane et je trouve la dualité entre ces deux sujets intéressantes.

Brièvement l’idée derrière l’économie de la connaissance est de baser davantage notre économie sur le savoir pour produire de la richesse plutôt que de la faire sur la matière. L’exploitation du savoir est infinie contrairement à la matière. Les entreprises qui vont dans ce sens sont souvent plus rentables que les autres. Il cite l’exemple d’Apple / Samsung contre Total. La dualité avec la blue economy est que ceux qui développent la R&D dans leur business model développeront du savoir et seront plus en mesure de trouver des formules pour transformer les déchets en or.

Des économies en harmonies avec l’environnement

Des économies qui protègent la nature

Dans l’économie de la connaissance, Idriss Aberkane parle d’une source quasiment infinie que l’on peut copier : la nature. Le terme utilisé est le biomimétisme, s’inspirer du vivant pour designer et concevoir. Les humains le font depuis la nuit des temps, mais il est tout de même judicieux de le rappeler. Notamment à une époque où la nature est détruite pour peu par rapport aux richesses qu’elle peut offrir, selon le conférencier. Dans l’économie de la connaissance, la nature devient un élément central dans la course au savoir.

Et si l’économie bleue incitait les gens et les entreprises à nettoyer en échange d’un revenu?

Au même titre que les bouteilles consignées poussent certaines personnes à les ramasser dans la rue pour en retirer un revenu. Que se passerait-il si un déchet comme le plastique avait une valeur assez importante pour motiver une entreprise à nettoyer le continent de plastique par exemple? J’avoue ne pas mettre penché sur la viabilité du projet, mais le schéma de pensée est reproductible ailleurs.

Segmentation et expertise

Si les futures entreprises de l’économie bleue sont amenées à étudier et exploiter les déchets de part l’enjeu économique que cela engendre. Peut-être pourrions-nous voir l’émergence d’acteurs très spécialisés dans le traitement d’un déchet ou d’un groupe de déchets.  Le système de recyclage serait sans doute plus efficace que ce que nous connaissons aujourd’hui.

Quelques exemples de business de l’économie bleue

Voici quelques illustrations sur les nouveaux business rentables de l’économie bleue. Les exemples sont issus de leurs différentes interventions.

Le café

Gunter Pauli parle souvent de cet exemple dans ses conférences. Quand vous faites passer un café, seulement 0,02 % de la matière se retrouvera dans votre tasse. Le reste des 99,8 % se retrouvera jeté et inutilisé. Selon Le Parisien, 2.3 millions de tasses de café sont bues chaque minute en France.

Bien, un exemple de business rentable est de récupérer le marc de café pour produire des champignons. En effet, il s’agit d’un excellent substrat pour la croissance de ces derniers. Auriez-vous déjà remarqué que les champignons apparaissent très rapidement sur le marc de café? Eh bien en voilà du biomiméstime, Il suffit parfois d’être juste attentif.

La chaîne ne s’arrête pas là. Une fois la collecte des champignons terminées, le substrat est devenu un excellent nutriment à donner au bétail. La boucle est bouclée.

La spiruline

Certains hôtels de luxe en Thaïlande produisent de la spiruline en installant un système de production sur leurs toits.  Étant donné que la spiruline a le vent en poupe et que le kilo est aux alentours des 130 € / Kg à l’heure où je vous parle, le business est très rentable.

Quel déchet consomme la spiruline ? Le CO2 ! En échange elle produit du dioxygène et ce cinq à six fois plus qu’un arbre ! L’idée a même été utilisée pour réduire le CO2 sortant de centrale à charbon.

Production de caviars

Encore un exemple qui demande toujours autant de créativité : Produire du caviar avec du carton. En effet, les esturgeons qui produisent le caviar nécessitent d’être alimentés en vers de bonnes qualités en quantités. Cela représente un coup qui diminue la marge.

Les entrepreneurs ont eu l’idée de produire eux-mêmes leurs vers. Ils se sont d’abord procurés gratuitement des cartons dont les supermarchés se débarrassaient. Puis ont proposés de fournir gratuitement les cartons aux écuries pour remplacer la paille qui était par terre (ce qui réglait au passage certain problème d’allergie que la paille provoquait chez les chevaux). Ensuite, ils viennent récupérer les cartons avec le crottin de cheval pour produire des vers qui seront d’excellente qualité. Les vers vont transformer le crottin en composte par un processus naturel appelé le lombricompostage. Cette étape terminée, les vers sont utilisés pour nourrir les esturgeons ensuite le composte, enrichit par les déjections de vers, est revendu aux fermiers, jardiniers ou fleuristes.

Pour en savoir plus

Si vous voulez en savoir plus sur Gunter Pauli :

 – Plus de 100 cas de business de l’économie bleue : https://www.theblueeconomy.org/

 – Site web : https://www.gunterpauli.com

Si vous voulez en savoir plus sur Idriss Aberkane : 

 – Site web : https://idrissaberkane.org/

Cet article sur les nouveaux business rentables s’achève. J’espère qu’il vous aura poussé à la réflexion et donné envie dans apprendre plus sur cette manière de penser. Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à le partager pour nous aider.

À bientôt, Adham.